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« Post-mortem » – Olivier Tournut

Dans un grand appartement parisien, vide de tout meuble, le corps d’un homme atrocement mutilé attend les policiers, au côté d’un tableau disparu depuis la seconde guerre mondiale.

« Dans la brume écarlate » – Nicolas Lebel

« Arrête de me prendre pour un perdreau de l’année ! Ton patron est pas là, alors c’est l’heure de lâcher le paquet ! Et il vaut mieux me parler à moi que de se retrouver entre les paluches de mon gros collègue qui a une fâcheuse tendance à claquer le beignet des muets et à leur laisser, en guise de cadeaux, des trèfles à 5 feuilles en travers de la figure. Et tu verras à ce moment que le trèfle à 5 feuilles, ça porte pas bonheur. Je dirais même que ça picote ! En plus, il s’applique le bougre, c’est un orfèvre de la taloche, le bonhomme. Alors tu baves ou je t’arrange un rencard avec mon torgnoleur en chef ? »

« L’empathie » – Antoine Renand

« Des talons claquaient devant lui. Des jambes de femelles pratiquement nues, qui arpentaient le trottoir. Elles étaient partout, innombrables paires. À cette heure, les terrasses des bistrots et des restos étaient bondées. Des jeunes femmes et des moins jeunes caquetaient, remuaient, faisaient les belles devant des pseudo-mâles en dégénérescence, minets fragiles aux looks métrosexuels ou hipsters. Tout ce petit monde se mentait. »

« Des meurtres qui font du bien » – Karsten Dusse

« Boris ne viendrait jamais me débaucher. Ça ne se faisait pas dans ce milieu, ni avec les copines, ni avec les avocats. Une certitude qui m’avait d’ailleurs fortement rassuré toutes ces années. Cela ne m’aurait pas beaucoup amusé que Dragan perde la tête en m’arrachant la mienne et me cloue à la porte de Boris en signe de vengeance. »

« Après le jour » – Christophe Molmy

« Roman sur fond de trahison qui invite le lecteur tantôt dans la peau d’un truand, tantôt dans celle d’un flic. » (Le Parisien)

(Je n’ai pas trouvé d’extrait significatif à vous proposer)

« Mort noire » – Laetitia Bourgeois

« Combien d’hommes vivaient paisiblement avec une seconde épouse après avoir prétendu que la première avait rejoint ses ancêtres quand elle n’avait rejoint qu’un amant ? La bigamie était pourtant considérée comme un péché mortel. Tant que personne ne faisait de scandale, l’Église savait faire preuve de surdité sélective. Mais la peste avait rebattu toutes les cartes et nombre de malheureux s’étaient retrouvés brûlés pour des crimes supposés qu’ils ne leur auraient valu qu’une tape sur les fesses en temps normal. »

« La récolte des enfants » – Nicolas Verdan

« Ah, si tu avais vécu en Grèce, je t’aurais raconté le vent nouveau qui soufflait sur Athènes il y a soixante ans, après des siècles de traditions villageoises. […] Et toi qui grandis en Suisse, tu serais allée cherchée du côté d’Allah ? Quand je te reverrai, je t’offrirai mon Coran. Je n’ai pas fini le bouquin, mais j’ai pris des notes. Je voudrais que tu comprennes qu’il n’y a pas de parole révélée sans notes de bas de page. L’Islam, contre-culture… qui l’eût cru ? »

« Personne ne meurt à Longyearbyen » – Morgan Audic

« En sortant de l’université, j’ai été affecté à un baleinier. Un bateau-usine. J’ai assisté à la mise à mort de centaines de baleines. Je me souviens de la première. Une femelle. Quand les ouvriers ont commencé à la découper, elle donnait encore du lait. Il se mélangeait à l’eau autour, tout était blanc. C’était presque pire que le sang. Et son râle d’agonie… C’était trop pour moi. »