Ce livre est structuré d’une façon peu commune, puisqu’il s’agit en fait d’un immense flashback à l’envers… Le scénario débute dix ans après la libération des victimes et se concentre sur les séquelles et la reconstruction des survivantes en se focalisant sur les conséquences à long terme de la captivité et des tortures subies.

Les flashbacks, bien que nombreux, ne dévoilent en fait que très progressivement les situations cauchemardesques vécues par les personnages. Ils accompagnent une enquête brouillonne, qui s’achève sur un retournement que je n’avais vraiment pas vu venir.

Le style, à la première personne, est assez plat. On sent bien la tentative de construction d’une atmosphère angoissante, mais tout passe par l’interprétation de la narratrice, ancienne victime et lourdement abîmée psychologiquement. Ajoutez à une profonde analyse psychologique des mécanismes de survie et ça finit par manquer d’entraînement et de dynamique.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Séverine Quelet