J’ai marqué peu de passages et aucun de ceux-là n’a retenu mon attention en deuxième lecture. Cela pourrait dénoter un style passe-partout et une écriture sans passages notables.
Pourtant, à mesure que se tournent les pages se produit ce que j’aime en tant que lecteur : ça accroche.
En fait, tout est fait en finesse et c’est pour ça qu’il n’y a pas un paragraphe particulier à mettre en évidence.
Le caractère des personnages se met en place progressivement. Ok, on comprend vite que Le Peletier va avoir un caractère de merde. Et pas tant que ça, finalement. Sa lieutenante prend tranquillement de la place, indispensable seconde qui prend des initiatives sans faire de vagues.
Les défunts sont plus remarquables, mais ils ne font l’objet que d’une description, quelques interjections et un ou deux rappels dans la suite du roman.
Les méchants ne se dévoilent que vers la fin et leur personnalité apporte peu à l’ouvrage.
Le style est très neutre, propre, standardisé. Facile à lire, respectable et ça s’arrête là.
Enfin, le scénario est en fait ce qui sauve le bouquin. Bien construit, avec une montée progressive d’événements violents ou stressants, une enquête (trop) sérieuse, ces méchants qui se dévoilent progressivement, des jeux de pouvoir : même si on comprend assez rapidement qui c’est qui va prendre cher, je suis resté accroché jusqu’au bout pour découvrir comment. Et la fin n’est pas celle que l’on attend !
Conclusion : un livre intéressant.
