« L’empathie » – Antoine Renand

« Des talons claquaient devant lui. Des jambes de femelles pratiquement nues, qui arpentaient le trottoir. Elles étaient partout, innombrables paires. À cette heure, les terrasses des bistrots et des restos étaient bondées. Des jeunes femmes et des moins jeunes caquetaient, remuaient, faisaient les belles devant des pseudo-mâles en dégénérescence, minets fragiles aux looks métrosexuels ou hipsters. Tout ce petit monde se mentait. »

« Les sept morts d’Evelyn Hardcastle » – Stuart Turton

« Cinquième jour (suite) – La vie cogne sur mes paupières. Je cligne des yeux, une fois, deux fois, mais les garder ouverts me fait mal. Ma tête est un œuf fracassé. Un bruit s’échappe de ma gorge. Il se situe quelque part entre un grognement et un gémissement, la plainte sourde et animale d’une créature prise dans un piège. J’essaie de me redresser, mais la douleur est un océan qui clapote autour de mon crâne. Je n’ai pas la force de le soulever. »

« Des meurtres pour retrouver son calme » – Karsten Dusse

« Certaines rencontres sont enrichissantes. D’autres sont épuisantes. Savoir discerner les mauvaises rencontres à temps pour les écourter le plus possible se révèle profitable. »

« Norferville » – Franck Thilliez

« Les Innus ou Ilnus sont un peuple autochtone d’Amérique du Nord, originaires de l’est de la péninsule du Québec-Labrador. Les Innus désignent leur territoire ancestral sous le nom de Nitassinan. Ils habitent le Nitassinan depuis 8000 ans. Par ailleurs, ils désignent l’intérieur des terres, territoires de chasse, par le terme Nutshimit. Le terme Innu provient de leur langue, l’innu-aimun, et signifie « être humain ». »

« Des meurtres pour lâcher prise » – Karsten Dusse

« Donc, tu penses que cette personne avait par hasard un anesthésique, un coupe-boulon, des colliers de serrage et un pied-de-biche sur elle et qu’ensuite elle a trouvé, également par hasard, un Russe séquestré au sous-sol d’un immeuble hébergeant un avocat de la mafia, un ancien chauffeur de la mafia et une maternelle gérée par la mafia. Qu’elle a ensuite traîné dans une cabane de fée ? »

« Des meurtres qui font du bien » – Karsten Dusse

« Boris ne viendrait jamais me débaucher. Ça ne se faisait pas dans ce milieu, ni avec les copines, ni avec les avocats. Une certitude qui m’avait d’ailleurs fortement rassuré toutes ces années. Cela ne m’aurait pas beaucoup amusé que Dragan perde la tête en m’arrachant la mienne et me cloue à la porte de Boris en signe de vengeance. »

« Après le jour » – Christophe Molmy

« Roman sur fond de trahison qui invite le lecteur tantôt dans la peau d’un truand, tantôt dans celle d’un flic. » (Le Parisien)

(Je n’ai pas trouvé d’extrait significatif à vous proposer)

« La mauvaise élève » – Alessia Gazzola

« – Où est le cadavre ? grogne Claudio en me regardant comme si j’étais un ongle incarné.
– Claudio, je… je ne sais pas.
Il est au bord de l’apoplexie.
– Comment ça, tu ne sais pas ?
– Je ne sais pas où il est.
– Alice. Explique moi. Tu n’as pas trouvé le cadavre à la morgue ?
– Si, il y était. Je l’ai pris. J’étais déjà dans le tunnel et… je me suis laissé distraire un instant. Mais vraiment un tout petit instant. Et ensuite…
– Et ensuite le cadavre n’était plus là ! s’exclame Claudio, sarcastique. »