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« Dans les brumes de Capelans » – Olivier Norek

« Là, dans cet ancien sanatorium devenu refuge, posé au milieu de quatre-vingts hectares de verdure, des flics comme des maisons en ruine, hommes et femmes en lambeaux, étaient accueillis, le temps d’y sevrer une addiction, d’y apaiser une dépression, d’y oublier l’accumulation d’événements traumatiques qui font une carrière, même courte. Du sang partout sur leurs souvenirs, de la peur non évacuée, persistante dans l’organisme, des gamins abattus pour une mauvaise parole, des mots inconnus encastrés dans des voitures, les familles qui vont avec, leurs regards, leurs reproches qui cherchent un responsable, des pièges tendus à la nuit tombée, des collègues morts pour la France ou pour pas grand-chose, une minute de silence pour leur dire au revoir et passer au drame suivant, sur une toile de fond d’insultes au quotidien, d’absence de considération, d’insécurité, de vies de familles brisées, d’ultra-violence devenue ultra-banale, ceux et celles qui avaient souvent plongé le regard au fond du canon de leur arme de service tentaient ici de retrouver un souffle, un peu de confiance, un peu d’espoir, une renaissance, avant de repartir au feu. »

« Le loup des ardents » – Noémie Adenis

Grand prix des Enquêteurs 2021 et  Prix Polar en séries 2022.

« Labyrinthes » – Franck Thilliez

« Elle conseillait son bourreau, discutait avec son kidnappeur, lisait les livres d’un tueur. Un jour, elle avait même ri à une de ses anedcotes, et ça lui avait déchiré le ventre. Elle s’en était voulu des semaines durant. »

« L’étudiant hésita, puis alla baisser le store de la fenêtre, installan t une légère pénombre dans la chambre.
– Je devrais vous mettre dehors et faire comme si je ne vous avais jamais vue, mais, au fond, moi aussi j’ai envie de savoir ce qui s’est passé. Ce que l’autre Lysine est devenue. »

« La bête d’Alaska » – Lincoln Child

« On aurait dit que Peters s’était fait happer par une batteuse. Ses vêtements étaient en lambeaux et des coupures lacéraient toute la surface de son corps. Une profonde déchirure verticale tailladait sa poitrine, faisant saillir les côtes inférieures, béantes, leur extrémité nue et propre. L’entaille s’élargissait à hauteur de la région abdominale, exposant le ruban rouge et gris des viscères […] Le crâne broyé s’affaissait mollement du tronc cérébral, la matière grise s’épanchant dans les restes écrasés des cavités sinusales. »

« La Maison où je suis mort autrefois » – Keigo Higashino

Keigo Higashino a reçu le prix Polar international de Cognac pour ce livre. La première chose que j’ai retenue en fermant ce livre, c’est la question suivante : pourquoi,…

« Marquée à vie » – Emelie Schepp

« – Mais ensuite tu les tues, ces enfants.
– Et après ? De tout temps, on a tué des enfants. Même dans la Bible, on parle de meurtres d’enfants. Tu ne te rappelles pas ? Dans l’évangile selon Matthieu ? […] La mort est une arme en elle-même. Elle permet de montrer à tes ennemis qui tu es. J’utilise des enfants pour éviter le risque d’avoir des rivaux. »

« L’homme craie » – C.J. Tudor

« Les orbites vides me rendent mon regard. Quelques mèches de cheveux fragiles, fins comme des fils de barbe à papa, s’accrochent au crâne jauni. »

« La Saignée » – Cédric Sire

« – L0rdoFw@R: Enlève-lui un sein avec le couteau. Montre bien comment tu fais. Et ensuite, fais-lui manger.
 
 
Le bourreau regarde la caméra et lève un pouce.
 »