Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots au fusil à canon scié, si les doyens se shootent à l’héroïne, si les commissaires divisionnaires apprennent à dealer à leurs petits-enfants, quel rôle va trouver Benjamin Malaussène dans la société ? Pour lui, ce sera « bouc émissaire », coupable idéal de tout ce qui se passe mal dans sa vie comme dans celle des autres.
Fondamentalement, ce bouquin n’a aucun sens, ni queue ni tête. Il nous promène de malversations au plus haut niveau en considérations de caniveau, peuplées de flics schizophrènes, d’une famille d’individus tous plus arrangés les uns que les autres, d’une journaliste qui, depuis son coma profond, est au coeur de toute l’histoire, …
Étonnamment, l’ensemble est à la fois léger, plein de philosophie, avec des rebondissements venant des personnages les moins attendus et une gentillesse du fond du coeur qui, le tout rassemblé, en fait un moment de détente où on se surprend à sourire à chacune des nombreuses conneries qui émaillent les échanges entre les personnages.
