Ce bouquin est, au choix, paradoxal ou complexe. Voire les deux, pourquoi pas. Il ne m’a en tout cas pas laissé indifférent.

Il commence par un cours d’histoire grecque –de l’empire Ottoman aux guerres gréco-turques– et reste parsemé des souvenirs d’un ex-policier de la dictature des colonels (1967-1974, pour ceux que ça intéresse). Autant dire que ma phobie des flash-backs est bien servie.

Mais on y trouve aussi, assez rapidement, une Tesla plantée dans la neige à la frontière entre l’Albanie et la Grèce. Et à partir de là démarre une double histoire.

D’une part, est-il surprenant qu’un ex-policier grec tue un narco-trafiquant sur le flanc d’une montagne albanaise enneigée, après l’avoir poursuivi en traîneau ? Est-il plus surprenant qu’il apparaisse que cette affaire se déroule sur fond de trafic de femmes et d’enfants vers Daesch, en Syrie ?

D’autre part, la petite-fille du policier disparaît pile au même instant, alors qu’il est coincé entre la neige et une terroriste islamiste.

Et si les deux histoires ne se rejoignent jamais vraiment, elles s’entrecroisent et ont toutes deux pour point commun l’Islam et, pour trame de fond, l’extrêmisme islamiste. Avec, en prime, une influenceuse virtuelle et un pédophile… Ça part quand même un peu dans tous les sens !

Au final, malgré les nombreux rappels à l’histoire et à la culture, et les diverses variations, il est nécessaire d’aller au bout du bouquin pour avoir le fin mot des deux intrigues ! Sans divulgâche, se rejoindront elles ?