Comme dans tout bouquin de Thilliez, celui-ci flirte avec un scénario plausible, des personnages intéressants, des réalités historiques et des inventions qui font la qualité de l’auteur.
Je critiquerais néanmoins plusieurs points.
D’un côté, le suspense est plutôt grossier. La grosse bête avec des griffes de dix centimètres, issue de l’imaginaire autochtone, donne envie de ne surtout pas y croire.
Mais qui donc joue à la grosse bête ? Là, ça devient compliqué. Entre les noms imbitables des gens(*), leurs relations vaguement tribales, l’histoire de la mine, des blancs, des pas blancs, des ouvriers, des pas ouvriers, de ceux qui étaient là ou pas là il y a peu ou il y a vingt ans, pfiou… Vivement la fin !
Et à la fin ? Je vous spoile le truc, les méchants perdent. Et c’est écrit largement à l’avance dans l’histoire…
(*) https://fr.wiktionary.org/wiki/imbitable
