Sur le fond, le thème est porteur : sur la base d’un accident de la route, des flics enquêtent sur ce qui s’avère être un trafic d’êtres humains trans-continental sur fond de GPA. Les personnages des flics sont bien campés, il y a de la matière.

Sur la forme, beaucoup de points noirs viennent entâcher la lecture.

Déjà, on se croirait dans un roman suédois : le temps est toujours à la pluie, la route est interminable, les bois sont sombres, vous voyez l’idée.

Tant qu’on est dans les paysages, l’auteure nous fait visiter dans le grand détail des bleds dont on n’a rien à talquer. Elle n’hésite pas à mentionner les noms des rues, l’aspect des maisons, … Trop de détails qui nuisent à la mise en place d’une ambiance.

Et puis enfin, l’histoire elle-même. Il y a certes de la matière, mais elle se dissout dans les états d’âme de Philippe de Temperville (pourtant au cœur de l’affaire), dans la vie privée de Louise la flique, dans des digressions en tous sens qui, ajoutées aux descriptions géographiques, vident l’ouvrage de tout suspense.

En bref, bof.