Catégorie : 2015
« La politique, comme la guerre, était affaire d’hommes. Alors ils tuaient les plus réfractaires, pour montrer l’exemple. Et ils excisaient les fillettes, pour que jamais elles ne connaissent l’orgasme. Car une femme qui jouit, c’est le début des ennuis. Ça jouit et puis après ça demande les mêmes droits, ça se présente aux élections et puis ça finit par vous foutre le bordel dans le pays. »
« Mes sens ont été assaillis par l’odeur viciée de l’endroit : transpiration, lubrifiants et fluides corporels indéterminés se mélangeaient et supplantaient les effluves de désinfectant industriel. […] L’homme était grand. […] Il tenait une laisse en cuir noir au bout de laquelle était attachée une femme mince, vêtue de cuir des pieds à la tête. Seuls ses yeux étaient visibles, nous scrutant dans la fente de la cagoule. Sa bouche était dissimulée derrière une fermeture Éclair. Elle se tenait voûtée, se traînant derrière lui à petits pas irréguliers, comme si elle était blessée. »
« Le visage d’Assad fut parcouru par quelques crispations qui ressemblaient à de la jubilation. Un peu comme lorsqu’on se retrouve le cul à l’air dans son lit par une froide nuit d’hiver, et qu’on attend de sentir ses fesses se transformer en glaçon pour se remettre au chaud sous la couette. »
Admettons, même si pour ma part je me remets le cul au chaud aussitôt que possible.