Dès la première page, j’ai été amusé de voir que le roman de « la nouvelle star du polar suédois » était traduit de l’anglais et non du suédois.

Et en réalité, il y a une véritable différence entre ce livre et toute la collection de romans suédois que j’ai déjà pu lire : ici, il n’y a pas de longues forêts interminables, avec une ferme de temps en temps, de la pluie à chaque page et de la neige à chaque chapitre. Non, ce livre ne respecte aucun des critères qui caractérisent un roman suédois…

Le rythme reste néanmoins très nordique, lent, posé, méthodique, allant sans excès d’un point A à un point Z.

La seule qui est un peu excitée, c’est la procureure qui, sans le savoir, se trouve au cœur de l’histoire. De dévoilements en révélations, elle finira en justicière auto-proclamée –et finalement inefficace.

Le scénario est plutôt bien fait, même si le tempo est si lent que les retournements sont pré-annoncés des pages auparavant. Il y a donc assez peu d’effets de surprise.

« Une enquête de Jana Berzelius. » Disons que je ne vais pas me jeter sur l’enquête suivante de la procureure…

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Louis Poirier