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« Dans l’ombre du Paradis » – Viveca Sten

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Thomas Andreasson et de Nora Linde, le duo créé par Viveca Sten et qui a inspiré la célèbre série Meurtres à Sandhamn diffusée sur Arte

« Comment braquer une banque sans perdre son dentier » – Catharina Ingelman-Sundberg

« – Bon, je comprends, dit le policier en jetant un coup d’oeil à sa montre. Vous m’avez parlé d’un kidnapping, ça concerne qui ?
– Euh… personne en particulier. Nous avons kidnappé les tableaux du Musée national.
– Ah, c’était dans ce sens-là. Et comment avez-vous fait ?
– Nous les avons décrochés et mis sur le déambulateur
– Oui, oui, je vois. Puis vous les avez emportés chez vous. Avez-vous d’autres délits à signaler ? »

« Le tri sélectif des ordures et autres cons » – Sébastien Gendron

« J’ai regardé James avec dans l’œil le plein de bonté parce qu’ils faut toujours montrer au con qu’il est un con plein de bon sens. Le con est un animal grégaire qui aime à être rassuré par des mots simples qu’il pourrait lui-même assembler jusqu’à pondre une phrase sensée. Et comme on ne traite pas un con de con sans un minimum d’indulgence, j’ai accompagné la suite de mon laïus d’un petit sourire bienveillant. »

« Marquée à vie » – Emelie Schepp

« – Mais ensuite tu les tues, ces enfants.
– Et après ? De tout temps, on a tué des enfants. Même dans la Bible, on parle de meurtres d’enfants. Tu ne te rappelles pas ? Dans l’évangile selon Matthieu ? […] La mort est une arme en elle-même. Elle permet de montrer à tes ennemis qui tu es. J’utilise des enfants pour éviter le risque d’avoir des rivaux. »

« Concerto à la mémoire d’un ange » – Eric-Emmanuel Schmitt

« Il en est des destins comme des livres sacrés : c’est la lecture qui leur donne un sens. Le livre clos reste muet ; il ne parlera que lorsqu’il sera ouvert ; et la langue qu’il emploiera sera celle de celui qui s’y penche, teintée par ses attentes, ses désirs, ses aspirations, ses obsessions, ses violences, ses troubles. Les faits sont comme les phrases du livre, ils n’ont pas de sens par eux-mêmes, seulement le sens qu’on leur prête. »

« Que ta chute soit lente » – Peter James

« Le boulot du producteur, c’était de tenir la barre, de respecter les délais, même quand le monde entier se liguait contre lui. Le planning n’était jamais tenu et le budget continuait à exploser. Produire un film, c’était la promesse d’un merdier sans nom, avec des difficultés à tous les étages. Une météo récalcitrante, des accidents, des crises de nerfs, des tracasseries avec la bureaucratie locale, des dialogues à récrire, des acteurs névrosés, jaloux, insupportables, égocentriques, alcooliques, ou toujours en retard. Dieu les bénisse. »

« Apnée noire » – Claire Favan

« Ben mon vieux ! À ce train-là, je te donne pas deux semaines avant de coucher avec elle. Et au final, elle va te broyer les couilles et te les rendre sous forme de sachet infusion.
Sandino s’imagine un instant au lit avec ce joli petit bouquet d’épines. »

« Six micros se braquent à une vitesse fulgurante sous son nez. Intimidé par cette attention soudaine, il bredouille.
– En ce qui concerne nos rapports, l’agent spécial Halliwell est très entreprenante et experte.
[…] Vince se mord la langue alors que le double sens de ses paroles lui apparaît dans sa plus atroce crudité.
– Euh… Pleine d’initiatives… »

« Promesse » – Jussi Adler Olsen

Dans une petite île danoise de la mer Baltique, le cadavre d’une jeune fille a été retrouvé à la fin des années 90, dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard, affaire classée. Sauf pour un policier local qui finit, dix-sept ans plus tard, par faire appel à Carl Mørck, le chef du Département V. Avant de se tirer une balle dans la tête.