Catégorie : thrillerPage 5 of 16

« J’ai épousé un inconnu » – Patricia MacDonald

C’est la première fois que ça m’arrive : j’ai marqué plusieurs pages, ce qui signifie que durant ma lecture l’emplacement marqué avait une saveur notable et digne d’être citée. Après relecture, je ne trouve plus aucun goût aux citations concernées. Du coup je vous les mets telles quelles.

« […] et Rory affirmait avoir un rendez-vous qu’il ne pouvait absolument pas remettre, avec le notaire de la famille, à Chicago. Emma n’en croyait pas un mot. Elle était persuadée que Rory l’évitait, à juste titre. » On est sur du lourd, apparemment.

« Audie jeta un coup d’œil à sa voiture. Sur la banquette arrière, David Webster [le mari] contemplait d’un air hagard la porte ouverte du chalet. » Oui oui, j’ai trouvé cette phrase notable.

« David est amoureux fou d’Emma.
– Est-ce une impression, ou un diagnostic ? »

« Promesse » – Jussi Adler Olsen

Dans une petite île danoise de la mer Baltique, le cadavre d’une jeune fille a été retrouvé à la fin des années 90, dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard, affaire classée. Sauf pour un policier local qui finit, dix-sept ans plus tard, par faire appel à Carl Mørck, le chef du Département V. Avant de se tirer une balle dans la tête.

« Muséum » – Véronique Roy

« Les faits qui suivirent parlent suffisamment d’eux-mêmes pour ne pas nécessiter de commentaires indiscrets. L’observateur neutre et objectif se bornera à constater que les processus de séduction qui ont présidé au flirt de Léopoldine Devaire et de Johann Kircher d’une part, et à l’union de Laurence Himbert et de Peter Osmond d’autre part, ont suivi des cours très différents, et qu’on ne peut que s’émerveiller de la diversité des comportements humains. Néanmoins, il notera que ces déchaînements hormonaux intervenaient dans un contexte marqué par une suite de morts violentes. Faut-il y voir une simple coïncidence ou une relation de cause à effet ? »

« Des enfants trop parfaits » – Peter James

« C’est l’un des défauts de notre espèce. Nous avons échoué à évoluer émotionnellement au rythme de nos avancées technologiques. Nous serons bientôt capables de voyager à la vitesse de la lumière, mais nous ne savons toujours pas comment gérer la colère qui nous anime. Notre seule réponse aux problèmes, c’est la violence. Chaque matin, je lis l’actualité dans le monde. Comment pourrais-je persuader mes enfants que nous savons gérer les conflits différemment ? »

« Dompteur d’anges » – Claire Favan

« Chaque matin avant de se rendre à son travail […] elle s’arrête à l’église pour s’agenouiller devant l’autel afin que Dieu entende ses prières. Histoire qu’elle ne se fasse plus de mouron, il l’exauce. Tandis qu’elle vient juste de fêter ses trente-cinq ans, un camion la fauche sur un passage piéton. »

« Entre deux mondes » – Olivier Norek

« Pour la trois cent seizième fois, le flash éclaira le hangar. […] À la fin de cette première journée, les cadavres n’étaient déjà plus pour lui que des œuvres abstraites, travail d’un peintre à la palette monochrome rouge d’une perversité remarquable. Probablement la seule manière de ne pas perdre les pédales. »

« Jusqu’à ce que la mort nous unisse » – Karine Giebel

« Mais ce matin, il ressentait cet étrange sentiment de destruction dans ses veines. Sentation d’étouffement, malaise familier qui s’imposait à lui comme une évidence. La liberté est synonyme de bonheur ; et cette fille qui préparait son petit déjeuner, chez lui, dans sa cuisine, était une souffrance. »
Ou :
« Peut-être simplement parce qu’il partait du principe que les bonnes femmes sont trop compliquées. Et qu’il n’aimait guère se compliquer la vie. » L’auteure semble savoir de quoi elle parle…

« Canicule » – Jane Harper

« En tout cas, cela faisait le bonheur des mouches bleues. Même si les trouvailles fraîches étaient inhabituelles ce jour-là. Plus petites, et à la chair plus lisse. Mais quelle importance ? Elles étaient comme les autres pour l’essentiel : yeux vitreux, plaies sanguinolentes.
Le cadavre de la clairière était le plus frais. Il fallut un peu plus de temps aux mouches pour découvrir les deux autres, à l’intérieur du corps de ferme, alors même que la porte d’entrée battait comme une invite. Celles qui s’aventurèrent après la trouvaille initiale, dans le couloir, furent récompensées par l’autre, dans la chambre à coucher cette fois. Celle-ci était plus petite, mais la concurrence était nettement moindre. »