Catégorie : thrillerPage 3 of 16

« Cadres noirs » – Pierre Lemaitre

« Le combat ne commençait pas à mon avantage. Tous les autres me regardaient, les bras croisés. L’humiliant, ce n’était pas seulement d’en prendre plein la gueule comme ça, dès le premier pas ; d’une certaine façon, c’est ce qui m’arrive en permanence depuis mon premier jour de chômage. Non, l’humiliant, c’était d’être la victime d’un événement prévisible pour tout le monde, sauf pour moi. Le gars qui a pillé tout ce que j’ai a simplement été le plus rapide de tous ceux qui m’attendaient. […] Je remarque d’ailleurs qu’ensuite, j’ai fait comme les autres : j’ai croisé les bras en assistant au spectacle. »

« Luca » – Franck Thilliez

« L’oreille d’un type clignotait comme ces gadgets qu’on vendait les soirs de feu d’artifice. Une minicaméra était vissée sur son crâne. Dans le cou d’un gus, un tatouage rétroéclairé. Elle hallucina quand elle vit une plante intégrée dans la chevelure rousse d’une femme. Des corps mutilés aussi. Des chairs torturées, labourées de perforations, coupures, morsures… […] Les artistes enchaînaient les shows. Suspension par les seins, coups de fouet, plaies à vif. Ça frappait fort, ça claquait, ça saignait. »

« Allez tous vous faire foutre » – Aidan Truhen

« Je suis une putain de start-up criminelle asymétrique. J’ai une expérience limitée en matière de stratégie de guerre. Je fais du partage de bureaux, je sous-traite et je franchise, mais ce que j’ai surtout c’est un concept fondamental, un élan qui me pousse en avant, et le fait irréfutable que je suis plus taré qu’une boule de poils en fibre de verre. Je me fous du territoire. J’en ai rien à branler que le monde brûle. Je suis une zone autonome temporaire ambulante en pleine escalade nucléaire. »

« Minuit en plein jour » – Daniel Easterman

« Un thriller admirablement servi par une intrigue de grande envergure qui renouvelle le thème de la guerre froide entre Russes et Américains. […] Daniel Easterman nous entraîne dans les méandres de la politique internationale de ce début de troisième millénaire, sur fond de conflits religieux et de guerre civile. »

« Turbulences » – Michael Crichton

« Les éléments des moteurs fonctionnaient à des températures de 1390 °C, bien au-dessus de la température de fusion de la plupart des alliages métalliques, qui se ramollissaient à 1220 °C. Ils étaient donc fabriqués en alliages de titane selon des techniques de pointe […] et certaines pièces […] étaient essentiellement produites par accrétion, de manière à ne former qu’un seul cristal de métal, ce qui les rendait phénoménalement résistantes. »

« Sans un adieu » – Harlan Coben

« De tout façon, Stan s’en moquait. Il n’avait pas besoin d’elle. Il n’avait pas besoin des femmes en général. La vie s’était chargée de lui apprendre que les femmes ne servaient à rien, sinon à vous pourrir l’existence. Elles se divisaient fondamentalement en deux catégories : les profiteuses qui cherchaient à vous mettre sur la paille et les emmerdeuses qui parlaient d’amour et de partage, alors qu’elles ne songeaient qu’à posséder, contrôler et détruire. »

« La muraille invisible » – Henning Mankell

 

« Travail soigné » – Pierre Lemaître

Attention, l’extrait qui suit va vous faire mal aux yeux, si ce n’est ailleurs. Cachez les enfants… « Pour le reste, la jeune personne a été étranglée à mains nues après que je l’eusse sodomisée très violemment à l’aide d’un chausse-pied. Quant à la mention des mutilations, elle aussi bien vague, j’ai choisi de faire d’une pierre deux doups en choisissant ce chausse-pied qui a, je crois, convenablement détruit les muqueuses et répandu peu de sang. »