Pour commencer, ce roman est indiscutablement, abominablement, anglais. Jamais le ton ne s’élève, les protagonistent fussent-ils en train de se battre à coup de tisonniers ou de mourir empoisonnés. Jamais une touche d’humour, en tout cas que j’aurais reconnue comme telle.
Ensuite, ce roman s’appuie sur une boucle temporelle : « Mixez Agatha Christie et Un jour sans fin », nous promet la quatrième de couverture. Or qui dit boucle temporelle dit allers et retours dans le temps, avec une complexité infinie à comprendre quand se situe le passage qu’on lit.
Ceci étant, c’est là que l’œuvre prend de la matière. Car si le début est fort long et… très long, on commence doucement à comprendre le jeu qu’on veut nous faire jouer. Comment chaque personnage vient apporter sa connaissance de la situation, à ceux qui l’ont précédé comme à ceux qui le suivront.
C’est malin, c’est fin, ça donne un véritable fil rouge à l’histoire. Même si c’est un véritable calvaire de voltiger à chaque chapitre d’une personnalité à l’autre, sans presque savoir qui sont les autres avant de les avoir incarnées.
La mécanique de ce roman s’est donc avérée très intéressante. Au point de n’en avoir rien à cirer qu’Evelyn meure ? Presque, car vers la fin le dévoilement est assez surprenant, la raison en ces lieux de tous ces hôtes est aussi perchée que l’ensemble de la structure du roman…
Pas inintéressant, bien que long, loooooong, trèèèèès long…
