Moi, j’ai refermé le bouquin après une centaine de pages. Par parce qu’il est mauvais, mais plutôt parce qu’il tape fort et longtemps. Trop longtemps pour moi… Par contre, je l’ai donné à une proche dont la relecture de nouveaux auteurs a été le métier. Voici ses notes…
Je vais avoir du mal à donner envie de lire ce livre. Et pourtant…
Le seul titre interroge. L’image de couverture vue de loin, interroge. De près… elle alarme c’est un monceau d’hommes nus enchevêtrés comme la viande d’un steak hâché.
Intriguée, j’ouvre le livre. Une citation de Fréhel « J’n’attends plus rien… » augure un certain désespoir.
Mais allons-y.
Je ne suis pas étonnée de me retrouver dans une tranchée de la Grande Guerre. Au milieu de la mort, qu’on ne quittera qu’en refermant le livre. D’une belle écriture, l’auteur décrit, avec tous les ressentis bien imagés de tous les sens, l’enfer de la mort au front. Puis la solitude affamée, assoiffée, désespérée, et l’appel de la mort par Hyacinthe. Mais la mort n’en veut pas, et il se retrouve, manchot, à l’arrière.
Il s’ensuit un sursaut de vie, mais aussi un refus de la gloire que subit le rescapé, estimant qu’il ne devrait plus être de ce monde,
Le déroulement de sa vie, pourtant plein de rebondissements, paraît plus terne, jusqu’au moment épique où il va enfin, en pleine folie, rencontrer enfin la faucheuse.
Voilà un premier roman qui laisse entrevoir de puissantes lectures à venir.
