Freedom Oliver écrit, à la première personne, sa vie de « témoin protégé » depuis 18 ans, après qu’elle ait été accusée d’avoir tué son mari, policier et conjoint violent, et contrainte d’abandonner ses deux enfants aux services sociaux, avant de changer définitivement d’identité.
Au cours du roman, on la voit se transformer de loque humaine en mère déchaînée, qui va traverser le pays pour retrouver ses enfants.
Au cours de sa quête, cette paumée va croiser beaucoup de flics indélicats, sa belle-famille de dégénérés, pour aboutir, chez des fanatiques religieux, à une apothéose qui relève de l’odyssée.
Les personnages sont bien campés. Parmi eux, quelques belles âmes croisent la route de Freedom pour l’aider. Les autres sont décrits avec une véritable noirceur.
Le style, à la première personne, est très dynamique – même s’il s’agit durant une bonne partie du bouquin d’une dynamique suicidaire.
Lent à démarrer, le scénario se met en place irrémédiablement, chapitre après chapitre, jusqu’à en arriver à des scènes qui n’ont plus grand chose à voir avec la trame de l’histoire mais qui lui apportent la dimension dramatique.
A lire si vous aimez les ambiances noires et les tourments personnels…
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire-Marie Lévy
