Kay Scarpetta est MÉDECIN EXPERT EN CHEF, c’est écrit en gros page 13. Au cas où on l’oublierait, l’auteur nous décrit son boulot dans toutes les dimensions et franchement, si vous n’êtes pas fans de médecine légale, il va falloir faire un effort puisqu’on ne va parler que de ça tout du long du bouquin.

Kay Scarpetta a une vie intense, connaît plein de gens professionnellement et personnellement, et a plein d’échanges avec eux. Durant ces échanges, elle parvient systématiquement à parler d’autre chose que de ce qui nous intéresse. Genre draguer avec un collègue, se faire engueuler par sa nièce, faire des mises au point avec un ami de longue date, ou faire le menu de ce soir avec son mari –qui fait bien sûr partie du FBI. Si vous avez du mal à suivre deux conversations en même temps, la seconde étant sous-jacente à la première, il va encore falloir faire un effort.

Au bout du bout du compte, après un scénario qui nous a présenté la moitié de l’annuaire de Cambridge, il apparaît que l’affaire n°2 est en rapport avec l’affaire n°1 et que le suspect est… bah c’est simple, le nom ne me dit rien. J’ai croisé tellement de monde dans ce bouquin que celui-là je ne m’en souviens plus…

Bon, vous l’aurez compris, je ne suis pas fan de Kay Scarpetta, ni de « Vent de glace ». Dont le titre, en passant, n’a absolument aucun rapport avec l’histoire.