À cette époque, en 2009, j’avais lu un paquet de romans de Robin Cook. Sa spécialité, c’est le thriller médical et j’en avais gardé un bon souvenir. « Crises » date de la même époque, et il a croisé mon chemin il y a quelques jours.

Mes goûts, ma lecture on dû sensiblement évoluer depuis ce temps, ou bien peut-être qu’un style peut vieillir plus ou moins bien. Ou peut-être un mélange des deux, dans une société qui accélère vers l’immédiateté et où les scénarios doivent suivre, doivent être eux aussi immédiats, décisifs et marquants pour survivre ?

Et puis aussi, les performances médicales de nos jours sont telles que copier l’ADN du Christ relève du travail de laborantin, non ?

Toujours est-il que ce roman m’a paru indolent, pas pressé, pas urgent. On suit deux scientifiques dans une aventure médicale plutôt crédible, mais très stéréotypée avec les gentils, les méchants, les faux-amis-ennemis, le cassage de gueule, … C’est page 583 que survient le moment intéressant où je me suis dit : « ah, ça doit être là que commence le bouquin ! » Et en fait non, c’est là que commence la fin…

On dira qu’il a le mérite de poser la question de ce qu’on accepte ou non de la recherche, notamment génétique…

Roman traduit de l’anglaise (États-Unis) par Pierre Reignier (sic)