Page 11 of 43

« Concerto à la mémoire d’un ange » – Eric-Emmanuel Schmitt

« Il en est des destins comme des livres sacrés : c’est la lecture qui leur donne un sens. Le livre clos reste muet ; il ne parlera que lorsqu’il sera ouvert ; et la langue qu’il emploiera sera celle de celui qui s’y penche, teintée par ses attentes, ses désirs, ses aspirations, ses obsessions, ses violences, ses troubles. Les faits sont comme les phrases du livre, ils n’ont pas de sens par eux-mêmes, seulement le sens qu’on leur prête. »

« Cadres noirs » – Pierre Lemaitre

« Le combat ne commençait pas à mon avantage. Tous les autres me regardaient, les bras croisés. L’humiliant, ce n’était pas seulement d’en prendre plein la gueule comme ça, dès le premier pas ; d’une certaine façon, c’est ce qui m’arrive en permanence depuis mon premier jour de chômage. Non, l’humiliant, c’était d’être la victime d’un événement prévisible pour tout le monde, sauf pour moi. Le gars qui a pillé tout ce que j’ai a simplement été le plus rapide de tous ceux qui m’attendaient. […] Je remarque d’ailleurs qu’ensuite, j’ai fait comme les autres : j’ai croisé les bras en assistant au spectacle. »

« Parasite » – Sylvain Forge

 

« Le tricycle rouge » – Vincent Hauuy

« Callipyge, chenu, avanie, remugles, cacochyme, catharsis, vésanie, hubris, cachectique, vitupérations, zététique, diapré, veule, alliciant, chafouin, turbide, lulibérine, volutes, dichotomie, amok, caligineux, olibrius, tabula rasa, halliers, alogique, obduration, agélaste, systémique, cauteleux, industrieux, alea jacta est, horions, ab ovo, syndromes, indicible, catharsis, gambit, languide, exécration, déréliction, controuvé, ilotisme, squalide, vulnéraire, recru, brandons, coercition, à quia, épilogue »

« Luca » – Franck Thilliez

« L’oreille d’un type clignotait comme ces gadgets qu’on vendait les soirs de feu d’artifice. Une minicaméra était vissée sur son crâne. Dans le cou d’un gus, un tatouage rétroéclairé. Elle hallucina quand elle vit une plante intégrée dans la chevelure rousse d’une femme. Des corps mutilés aussi. Des chairs torturées, labourées de perforations, coupures, morsures… […] Les artistes enchaînaient les shows. Suspension par les seins, coups de fouet, plaies à vif. Ça frappait fort, ça claquait, ça saignait. »

« Allez tous vous faire foutre » – Aidan Truhen

« Je suis une putain de start-up criminelle asymétrique. J’ai une expérience limitée en matière de stratégie de guerre. Je fais du partage de bureaux, je sous-traite et je franchise, mais ce que j’ai surtout c’est un concept fondamental, un élan qui me pousse en avant, et le fait irréfutable que je suis plus taré qu’une boule de poils en fibre de verre. Je me fous du territoire. J’en ai rien à branler que le monde brûle. Je suis une zone autonome temporaire ambulante en pleine escalade nucléaire. »

« Que ta chute soit lente » – Peter James

« Le boulot du producteur, c’était de tenir la barre, de respecter les délais, même quand le monde entier se liguait contre lui. Le planning n’était jamais tenu et le budget continuait à exploser. Produire un film, c’était la promesse d’un merdier sans nom, avec des difficultés à tous les étages. Une météo récalcitrante, des accidents, des crises de nerfs, des tracasseries avec la bureaucratie locale, des dialogues à récrire, des acteurs névrosés, jaloux, insupportables, égocentriques, alcooliques, ou toujours en retard. Dieu les bénisse. »

« Minuit en plein jour » – Daniel Easterman

« Un thriller admirablement servi par une intrigue de grande envergure qui renouvelle le thème de la guerre froide entre Russes et Américains. […] Daniel Easterman nous entraîne dans les méandres de la politique internationale de ce début de troisième millénaire, sur fond de conflits religieux et de guerre civile. »