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« Dans la brume écarlate » – Nicolas Lebel

« Arrête de me prendre pour un perdreau de l’année ! Ton patron est pas là, alors c’est l’heure de lâcher le paquet ! Et il vaut mieux me parler à moi que de se retrouver entre les paluches de mon gros collègue qui a une fâcheuse tendance à claquer le beignet des muets et à leur laisser, en guise de cadeaux, des trèfles à 5 feuilles en travers de la figure. Et tu verras à ce moment que le trèfle à 5 feuilles, ça porte pas bonheur. Je dirais même que ça picote ! En plus, il s’applique le bougre, c’est un orfèvre de la taloche, le bonhomme. Alors tu baves ou je t’arrange un rencard avec mon torgnoleur en chef ? »

« L’empathie » – Antoine Renand

« Des talons claquaient devant lui. Des jambes de femelles pratiquement nues, qui arpentaient le trottoir. Elles étaient partout, innombrables paires. À cette heure, les terrasses des bistrots et des restos étaient bondées. Des jeunes femmes et des moins jeunes caquetaient, remuaient, faisaient les belles devant des pseudo-mâles en dégénérescence, minets fragiles aux looks métrosexuels ou hipsters. Tout ce petit monde se mentait. »

« Chambre froide » – David Koepp

Par le scénariste de « Jurassic Park » et « La guerre des mondes » : ça remue…

« Pour seul refuge » – Vincent Ortis

« Car le monde appartenait au Verbe et il avait été celui qui savait en jouer. Un discours émaillé d’un vocabulaire adapté à son auditoire, modulé par une voix agréable, pouvait vous faire avaler des tombereaux de théories fumeuses. […] Cependant, pour que le charme opère, il fallait […] ne pas regarder par terre où se trouvait cette enfant, les cuisses écartées, violée. »

« Jeu de dames » – Nicolas Druart

« Toulouse, périphérique, sortie 16. Les trois témoins de l’exécution de sang-froid d’une joggeuse deviennent les cibles du tueur en série. Pris au piège d’un stratagème macabre, ils sont menés dans un jeu de piste au bout duquel ils n’ont qu’une chose à perdre : la vie. »

« Ce que tu as fait de moi » – Karine Giebel

« À défaut de son amour, j’aurais au moins sa peur. Je serais au moins sa fin. […] Rien ne m’arrêterait. Ni un homme, ni un ordre, ni un flingue. Rien »

« Dans son silence » – Alex Michaelides

« Haletant, un retournement inouï. » (Le Figaro)L’auteur est un scénariste britannique, qui a auparavant étudié la psychanalyse et travaillé dans une clinique. Avec ça, on sait pourquoi ce roman est efficace…

« City of windows » – Robert Pobi

« [Son ami] ressemblait à une tête de Delco branchée sur une batterie de systèmes diagnostiques de la NASA. Les multiples écrans affichaient toutes les valeurs numériques que son corps était à même de produire. Il faisait le mort avec virtuosité. Le chirurgien qui avait extrait de son sternum les cinq balles de calibre .45 n’avait pas eu un pronostic très optimiste. »