Ça doit ressembler à ça, un bouquin réussi.

On y entre dans la tête d’un psychanalyste rabougri et sans aucun intérêt. À chaque page, je me suis dit que je n’aurais pas de mal à le lâcher et à passer au suivant. C’est long, lent.

Puis il reçoit un courrier rigolo qui, bien sûr, est un déclencheur. Auquel il répond en psychanaliste rabougri, sans surprise. Néanmoins, le défi qui lui est lancé est intéressant. Pas tant parce qu’il a toutes les chances d’y laisser sa peau, que par le dilemme devant lequel ça le met.

Les chapitres s’enchaînent. On n’a toujours pas fermé ce bouquin qui, pourtant, ressemble tant à un truc long et presque chiant. Presque. Parce que le petit toubib, progressivement, se souvient qu’il est un analyste.

De petite décision en petite action, de petites idées en petites stratégies, il commence à prendre la main sur son futur.

Et bientôt, le croirez-vous, il part en chasse après les figures inconnues qui l’ont menacé.

On est alors passé du roman long et chiant de la vie d’un psychanaliste new-yorkais, à un enchaînement d’actions dont la fin ne pouvait en aucun cas être imaginée lorsqu’on attaque les premières lignes.

Une très belle construction !