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« De tout façon, Stan s’en moquait. Il n’avait pas besoin d’elle. Il n’avait pas besoin des femmes en général. La vie s’était chargée de lui apprendre que les femmes ne servaient à rien, sinon à vous pourrir l’existence. Elles se divisaient fondamentalement en deux catégories : les profiteuses qui cherchaient à vous mettre sur la paille et les emmerdeuses qui parlaient d’amour et de partage, alors qu’elles ne songeaient qu’à posséder, contrôler et détruire. »
Cet ouvrage a précédemment paru sous le titre « La Dernière Licorne » derrière le pseudonyme de Tobby Rolland.
« L’ennemi était intérieur et habitait près de chez nous. Il n’était pas un combattant entraîné aux confins d’un désert, mais une victime d’un système sans scrupule qui l’avait humilié, jeté à la rue puis aux tréfonds des égoûts. Il éclosait dans ce cloaque fétide, cet abject margouillis, se façonnait dans la plus répugnante des boues, golem dérisoire dégouttant des pisses chaudes et anonymes, les fluides les plus intimes de ses concitoyens. »
Attention, l’extrait qui suit va vous faire mal aux yeux, si ce n’est ailleurs. Cachez les enfants… « Pour le reste, la jeune personne a été étranglée à mains nues après que je l’eusse sodomisée très violemment à l’aide d’un chausse-pied. Quant à la mention des mutilations, elle aussi bien vague, j’ai choisi de faire d’une pierre deux doups en choisissant ce chausse-pied qui a, je crois, convenablement détruit les muqueuses et répandu peu de sang. »
« Parce que vivre, c’est ça. Vivre, c’est avoir peur, avoir mal. Vivre, c’est risquer. Vivre, c’est rapide et dangereux. Autrement, ça s’appelle survivre. Toute mon enfance, j’ai survécu. Désormais, je veux vivre. Ou mourir.[…] J’ai servi d’esclave à ceux qui ignorent la pitié. J’ai apprivoisé la peur, la solitude. J’ai appelé au secours, j’ai perdu ma voix, mon innocence et ma dignité. J’ai appris le silence, le deuil et la servitude. J’ai détesté, et même haï. J’ai aimé, si fort que je me suis consumée de l’intérieur. »
Les psychopathes ne collectionnent pas que les meurtres. Celui qui a terrorisé Brighton, en 1997, avait une passion particulière : les chaussures de femmes, talons hauts uniquement, de marque de préférence. Après chaque agression, le fétichiste emportait, en guise de trophée, une culotte et un escarpin.
« Ben mon vieux ! À ce train-là, je te donne pas deux semaines avant de coucher avec elle. Et au final, elle va te broyer les couilles et te les rendre sous forme de sachet infusion.
Sandino s’imagine un instant au lit avec ce joli petit bouquet d’épines. »
« Six micros se braquent à une vitesse fulgurante sous son nez. Intimidé par cette attention soudaine, il bredouille.
– En ce qui concerne nos rapports, l’agent spécial Halliwell est très entreprenante et experte.
[…] Vince se mord la langue alors que le double sens de ses paroles lui apparaît dans sa plus atroce crudité.
– Euh… Pleine d’initiatives… »