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« D’ombre et de silence » – Karine Giebel

« J’ai souvent détesté ma vie. Je n’ai rien construit, à part un cimetière pour mes rêves. » « Il encaisse tout, supporte tout. Comme un bon soldat de cette saloperie d’armée qu’on nomme humanité. » « Chaque jour, elle grandit, s’épanouit en vous, diffusant lentement le poison dans vos veines et jusque dans vos muscles. Elle agite vos nerfs, gangrène votre cerveau. Bientôt, elle vous envahit totalement, tel un liquide glacial. Elle devient votre unique sentiment, votre seule raison de vivre. Votre obsession. »

« Le cercle des impunis » – Paul Merault

« Il n’y a point de plus haute vengeance que l’oubli » (Baltasa Gracian, L’Homme de cour, 1647). Ça, c’est bien trouvé.

« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » – Harper Lee

 

« Birdman » – Mo Hayder

Dans un terrain vague de la banlieue de Londres, une pelleteuse exhume cinq cadavres de femmes. Un seul lien unit tous ces corps tailladés puis recousus : un oiseau a été enfermé vivant dans chaque cage thoracique.

« Prescription mortelle » – Robin Cook

« Ces pensées lui procuraient un désagréable sentiment. Il entrevoyait là un aspect effrayant de la médecine assistée par les technologies numériques, et une perversion horrible du concept de médecin généraliste dans le smartphone. »

« Tokyo » – Mo Hayder

Grey débarque à Tokyo sans argent ni bagages dans le seul but de retrouver l’unique témoignage visuel des atrocités commises par les Japonais à Nankin en 1937. Perdue dans une ville où elle ne connaît personne, Grey accepte un emploi d’hôtesse dans un club de luxe. Parmi les clients, un vieillard en fauteuil roulant doit, paraît-il, sa longévité à un élixir qui suscite bien des convoitises.

« Bourbon Kid » – Anonyme

« Je vous le fais pas dire, admit Scratch. Mais Dieu a décrété que les quatre cavaliers devaient être emprisonnés, au cas où les humains deviendraient des trrrous d’cul.
– Des « trrrous d’cul » ?
– […] Dieu parle avec un accent écossais, vous savez.
– Vous imitez très mal l’accent écossais.
–  Je vous emmerde. Bref […] »

« Marconi Park » – Åke Edwardson

« Avez-vous parlé avec Rupert ?
– Oui
– Que dit-il ?
– Pas grand chose
– Il ne m’a jamais inspiré confiance, dit Cors.
– Pourquoi ?
– Je ne peux pas l’expliquer.
– Non, fit Winter.
– Vous avez l’air de comprendre.
– Pour le moment, je ne comprends rien.
– Voulez-vous comprendre ?
– Comment ça ? demanda Winter.
– Vous voyez tant de choses horribles. Voulez-vous comprendre ?
– Je veux toujours comprendre. C’est mon problème.
– Je suis psychiatre, expliqua Cors.
– Et moi commissaire.
– Oui, vous l’avez déjà dit.»