Catégorie : 2010
« – Et il existe des gens qui parviennent à faire ce que vous racontez ? À ne faire plus qu’un avec les serpents ?
– Je l’ai vu plusieurs fois
– Vous pouvez, vous ?
– Nan. J’ai été mordu plus de fois que je ne peux les compter. Mais j’ai vu un chef tribal tendre trois serpents noirs papous en travers du corps à demi nu d’une jeune fille. Elle était droguée, mais pas lui. Les serpents ne les ont pas touchés, ni elle ni lui. J’ai vu de jeunes indiens trimballer des cobras mortels des heures durant pendant que les sorciers-guérisseurs faisaient leurs trucs. […]
»
« Le combat ne commençait pas à mon avantage. Tous les autres me regardaient, les bras croisés. L’humiliant, ce n’était pas seulement d’en prendre plein la gueule comme ça, dès le premier pas ; d’une certaine façon, c’est ce qui m’arrive en permanence depuis mon premier jour de chômage. Non, l’humiliant, c’était d’être la victime d’un événement prévisible pour tout le monde, sauf pour moi. Le gars qui a pillé tout ce que j’ai a simplement été le plus rapide de tous ceux qui m’attendaient. […] Je remarque d’ailleurs qu’ensuite, j’ai fait comme les autres : j’ai croisé les bras en assistant au spectacle. »
« De tout façon, Stan s’en moquait. Il n’avait pas besoin d’elle. Il n’avait pas besoin des femmes en général. La vie s’était chargée de lui apprendre que les femmes ne servaient à rien, sinon à vous pourrir l’existence. Elles se divisaient fondamentalement en deux catégories : les profiteuses qui cherchaient à vous mettre sur la paille et les emmerdeuses qui parlaient d’amour et de partage, alors qu’elles ne songeaient qu’à posséder, contrôler et détruire. »
Les psychopathes ne collectionnent pas que les meurtres. Celui qui a terrorisé Brighton, en 1997, avait une passion particulière : les chaussures de femmes, talons hauts uniquement, de marque de préférence. Après chaque agression, le fétichiste emportait, en guise de trophée, une culotte et un escarpin.
« – Je priais pour ça tous les soirs. […] Et pour que Ken connaisse une mort lente et douloureuse.
– Ne dis pas ça, s’il te plaît
– Quoi ? Que Ken meure ? Ou que sa mort soit lente et douloureuse ? […] Je veux qu’il meure dans la terreur, comme il nous a terrorisés. Je veux qu’il sache ce que ça fait de se sentir impuissant, mort de trouille, […]. »
« J’ai de nouveau réfléchi. Voici une autre devise de ma génération : Le risque d’emmerdes pèse plus lourd que les avantages que l’on peut en tirer. Paige est donc restée là où je l’avais trouvée : dans ma boîte de réception. »